toi

imparfait

Tu es venue contre-moi, tu as mis tes pieds nus sur les miens, pour les réchauffer et gagner ces quelques centimètres qui posent ta bouche juste en face de la mienne, je t’ai embrassée, ton bassin projeté contre le mien me fait presque mal, nous restons longtemps, immobiles, souffle contre souffle.

Je sens ton odeur, la douceur de ta peau, et je te presse de toutes mes mains, dans le creux de ton cou, entre tes cheveux noirs et blancs emmêlés, je dis ces mots dans un vertige, une hésitation, « – tu ne peux pas savoir comme je t’aimais »

J’ai été surpris de m’entendre utiliser ce temps passé, je t’ai serrée encore mais tu t’es dissipé ; les couleurs se sont enfuies, les bruits, la journée ensoleillée, les murs de la maison…

Je me suis réveillé, heureux, plein de cette mémoire de toi, de ces quelques minutes interdites volées au destin, avec le regret de t’avoir quittée en entendant le sens de cet imparfait.

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