toi

Froid à l’âme.

moi : – salut toi, SOS je suis HS, malade, déprimé et pas rasé !

elle : – Ohhhh ça fait bcp pour un seul homme … Qu’est ce qui t’arrive ?

moi : – un truc bizarre, quelque chose devrait me faire du bien, et me fait du mal !

moi : – une femme qui m’aime, et cela me plait, mais quand je la vois… Mon corps déconne, je tombe malade, et j’ai froid à l’âme.

elle : – Bon …c’est pas bon ça… Ça devrait te réchauffer au contraire… Tu ne peux pas t’obliger à l’aimer

moi : – je ne m’oblige à rien, il y a juste ce précipice où je glisse sans m’en rendre compte, et je sais que cela ne vient pas d’elle….

elle : – Même si ça te fait du bien qu’elle t’aime ?

elle : – Raconte moi…

moi : – c’est peut être de l’aimer qui me tue, de laisser ce possible, d’accepter d’être plus qu’un amant…

moi : – elle vit à Paris, elle tout sauf envahissante,

elle : – Et oui mais en te laissant aller à l’aimer tu as peut être la sensation glaçante de perdre encore ta femme ou de la trahir…

moi : – tant que je lui parle, que nous nous téléphonons, tout va bien, mais quand nous nous retrouvons, une fois le désir de chaire satisfait, j’ai cette boule noire qui s’installe en moi, et je glisse, je redeviens fantôme, le monde extérieur me semble atténué, moins réel…

elle : – De toute façon c’est terrifiant d’aimer cela nous rend tellement vulnérable

moi : – et je repense à Eluard, « j’étais si proche de toi, que j’ai froid près des autres »

elle : – C’est tellement vrai

elle : – Il faut que tu réapprennes l’abandon…

moi : – Et plus je m’approche de cette femme, plus je retourne dans mon avant, plus Elle m’envahit, plus je me dissous dans son temps passé. Dans ma belle histoire. Pourtant, elle belle, douce, fine… Elle a même cette fragilité qui me rassure, qui me donne cette illusion d’être fort…

elle :- Pose toi les bonnes questions … Il faut vivre mon grand mais il ne faut pas non plus se faire du mal… Interroge ton cœur

moi : – confusion, Elle et elle, qui est qui ? elles se connaissaient, s’appréciaient… mais moi, je glisse, de l’adret à l’ubac, de la chaire à la mort… Je crois que je ne suis pas prêt, qu’il me faut d’abord renouer avec moi-même, me retrouver, être dans le faire, créer, retrouver ma cohérence, me ré-accorder…

moi : – je suis peut être l’homme d’un seul amour, comme une tourterelle triste, un orque, ou peut être un blaireau.

elle : – Je me disais justement que le fait qu’elles se soient connues devait sans doute participer à ton malaise..mais il faut écouter son corps il ne triche pas.. Alors écoutes le et prends le temps de te reconstruire, de penser à toi , tu as mené tellement de batailles

moi : – Le désir est là, puissant, impétueux, mais très vite, j’ai froid à l’âme, et mon corps le vit, le vie. Il se dérègle, abdique, et je me sens fragile, noir. Je glisse vers ce danger que j’ai déjà croisé, quand j’ai perdu des dents, mon immunité… Et que j’ai bien cru que je partais.

elle : – Peut être que ru devrais en parler de toutes ces angoisses morbides, tu as besoin d’aide mon Loulou pour soigner tes si profondes blessures …

moi : – Je crois que mettre en mots n’a pas d’effets, n’efface rien, que Freud s’est fourvoyé, c’est pas de dire « j’ai mal » qui atténue la douleur… Tu sais, j’ai les mots, j’écris, et cela n’aide pas… sauf dans l’acte de faire, de continuer de vivre, en étant dans l’action, de donner du sens au présent, d’être dans un devenir, de mener à bien quelque chose… Il faut surtout que j’échappe à cette vie qui n’a plus de sens, que je casse les barreaux de cette prison dorée, que je redevienne moi même… avant de ne plus pouvoir le faire… Est-ce que je pourrai aimer quelqu’un ensuite ? je n’en sais rien, mais je commencerai par m’aimer moi-même.

elle : – C’est la clef ….

moi : – merci, ma douce, je t’ai passé un snap-shot du sale mec que je suis aujourd’hui.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s