la belle histoire/toi

Ce silence que je fuis.

Je sais ma solitude, c’est quand je me fuis dans du bruit, la radio du matin au soir, quand je troll sur les réseaux sociaux, quand je suis incapable de me confronter au silence, à mon silence, quand je perds mes moyens dès que le calme revient.

Quant la lune passe dans mon ciel et que je ressens ce froid qui m’accompagne depuis longtemps, quand je perds des heures à vivre au lieu de renaître, quand je m’étourdis des autres plutôt que de faire face à ma solitude, à ma mise en abîme, à l’absence.

Le silence c’était être avec toi, ces moments incroyables où je savais ne rien dire et être bien à la fois, ce silence qui me tue aujourd’hui, cette lame blanche dans ma plaie qui ne saigne plus, comme celle du christ sur sa croix, ce christ de chair que tu aimais.

Mais je cherche cet autre silence, celui qui t’annonce et t’accompagne, celui que je retrouve enfin quand je t’écris, quand je te redonne vie dans mes mots.

Mais je me fuis et je te fuis dans le bruit de l’instant.

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