toi

Masque

Je l’ai touchée,
L’éternité.
Puis la nuit, des mots au téléphone.
Et je vis à rebours, je vis au noir. Illicite.

Et ma fille qui me pleure, et me voit si sombre, même quand je ris.
La seule qui me sait, mes danses macabres, mes sourires faux, mon théâtre.
Elle pleure, et je tempête, j’invective, je colère, de me savoir trahi dans ses yeux miroirs, alors je reprends mon texte, je mens plus vrai, mais rien n’y fait, elle sait, et me fuit, court ailleurs, aux couleurs du monde… Fuir ma nuit.

J’écris, pour revenir, pour reprendre pied, je me débats, désordonné, pour faire sens, je coule à contre-courant, mes mots m’échappent, se cachent, se percutent, ingrats, vils, si pauvres face à mon néant. Pires, grandiloquents. Et pourtant je cherche à taper, au ventre, à cœur, je voudrais les cracher, les dégueuler, contre tout, contre moi, pour retrouver du vrai.
Je voulais disparaître, sombrer, boire à ne plus savoir, me perdre tout à fait.

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